L'expatriation française n'a jamais été aussi forte. En 2024, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères recense 1,75 million de Français inscrits au Registre des Français établis hors de France, un chiffre qui progresse en moyenne de +3,6 % par an depuis cinq ans. En ajoutant les Français non-inscrits aux consulats, la communauté française installée à l'étranger dépasse vraisemblablement les 3 millions de personnes. Cadres, entrepreneurs, retraités, étudiants, familles entières : tous les profils sont désormais représentés dans cette vague migratoire qui touche plus de 200 pays.
Mais entre Lisbonne et Vancouver, entre Dubaï et Stockholm, le projet d'expatriation prend des formes radicalement différentes. Le coût de la vie peut varier du simple au triple, la fiscalité de 0 % à 45 %, et la facilité d'installation dépend d'une multitude de facteurs : langue, visa, communauté française locale, climat, sécurité. Ce classement de 2026 vous propose une analyse honnête des 15 meilleures destinations pour s'expatrier quand on est Français, basée sur les critères qui comptent vraiment au quotidien.
Les critères qui font un bon pays d'expatriation
Avant de comparer les destinations, il est essentiel de définir ce qu'on entend par « meilleur pays ». Un retraité provençal qui cherche le soleil et la douceur de vivre n'aura pas les mêmes priorités qu'un ingénieur trentenaire en quête d'opportunités professionnelles. Voici les sept critères que nous avons retenus pour ce classement.
La fiscalité personnelle reste un déterminant majeur du choix. Entre les Émirats arabes unis (0 % d'impôt sur le revenu), le Portugal (régime IFICI ex-NHR avantageux pour les nouveaux résidents), la Suisse (forfait fiscal possible) ou la France (jusqu'à 45 % + prélèvements sociaux), les écarts sont colossaux. Pour un cadre supérieur à 100 000 € de revenu annuel, le différentiel d'impôt peut atteindre 30 000 à 40 000 € par an.
Le coût de la vie ne se résume pas au loyer. Il englobe l'alimentation, le transport, la santé, l'éducation des enfants, les loisirs. Numbeo et Mercer publient chaque année des indices comparatifs : Zurich, Singapour et New York figurent en tête, tandis que Lisbonne, Rabat ou Chiang Mai offrent un pouvoir d'achat 30 à 60 % supérieur à Paris pour un même train de vie.
La facilité d'obtention du visa et du titre de séjour est un facteur sous-estimé. L'Union européenne reste un eldorado administratif pour les Français : libre circulation, simple enregistrement local, accès au marché du travail sans démarche. À l'inverse, les États-Unis, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande imposent des procédures longues, coûteuses et incertaines.
La langue détermine la rapidité d'intégration. Un pays francophone (Canada-Québec, Belgique, Luxembourg, Maroc, Sénégal) permet une installation immédiate. Un pays anglophone exige un niveau intermédiaire en anglais. Les destinations exigeant l'apprentissage d'une langue moins courante (allemand, suédois, japonais) ralentissent l'intégration de 12 à 24 mois.
La communauté française locale facilite l'arrivée : écoles françaises, associations, réseaux professionnels, chambre de commerce, médecins francophones. Plus elle est dense, plus l'expatriation devient un changement de cadre plutôt qu'un saut dans l'inconnu.
La sécurité et la stabilité politique sont devenues des critères de premier ordre. L'indice mondial de la paix (GPI) place l'Islande, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, le Danemark et la Suisse en tête. Des pays autrefois prisés (Liban, Venezuela, certaines régions d'Amérique du Sud) ont vu leur attractivité s'effondrer.
La qualité du système de santé et d'éducation est cruciale pour les familles avec enfants. Le Canada, la Suisse, l'Allemagne ou les Pays-Bas offrent des standards comparables ou supérieurs à la France. À l'inverse, certains pays d'Asie ou du Golfe imposent de souscrire à des écoles privées et assurances santé internationales onéreuses (15 000 à 30 000 € par an pour une famille).
Top 15 des meilleurs pays pour les expatriés français en 2026
1. Le Canada
Le Canada conserve sa place de leader incontesté pour les Français. Plus de 150 000 Français inscrits aux consulats y résident officiellement, principalement à Montréal, Toronto et Vancouver. Le pays accueille environ 500 000 nouveaux résidents permanents chaque année, dont plusieurs milliers de Français. L'attractivité tient à plusieurs facteurs : le Québec francophone élimine la barrière de la langue, le système d'immigration Express Entry est structuré et prévisible, l'Accord Canada-Québec offre un canal accéléré pour les travailleurs qualifiés, et le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) permet une transition douce.
La fiscalité combinée (fédéral + provincial) atteint 45 à 53 % au sommet, comparable à la France, mais avec un système de santé universel (assurance maladie provinciale), des frais d'éducation universitaire bien moindres pour les résidents permanents (à partir de 3 000 CAD/an au Québec), et un coût de la vie inférieur de 15 à 25 % à Paris hors Toronto et Vancouver. La qualité de vie y est exceptionnelle : nature, sécurité, multiculturalisme, mobilité géographique. Seuls bémols : l'hiver rigoureux (Montréal descend à -25 °C) et l'éloignement de la France.
2. Le Portugal
Le Portugal s'est imposé en dix ans comme la destination retraite et télétravail numéro 1 des Français. Le pays compte aujourd'hui plus de 50 000 Français inscrits, principalement à Lisbonne, Porto et sur l'Algarve. Le régime fiscal des résidents non habituels (NHR), remplacé en 2024 par le régime IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação), reste avantageux pour les profils qualifiés dans la tech, la recherche et certaines professions libérales : taux d'imposition de 20 % sur les revenus portugais et exonération partielle sur certains revenus étrangers pendant 10 ans.
Le coût de la vie est inférieur de 25 à 35 % à Paris : un T2 à Lisbonne se loue à partir de 900 €/mois, un café 1 €, un repas au restaurant 12 à 18 €. Le climat est doux toute l'année (250 jours de soleil), la sécurité est excellente (3ᵉ pays le plus sûr au monde selon le GPI), et la communauté française est très active avec lycées français à Lisbonne et Porto. La langue portugaise s'apprend rapidement pour un francophone (3 à 6 mois pour un niveau opérationnel).
3. L'Espagne
Avec plus de 100 000 Français inscrits aux consulats, l'Espagne combine proximité géographique (Paris-Madrid en 3h45 en TGV via Barcelone, ou 2h en avion), climat ensoleillé et coût de la vie réduit. Madrid, Barcelone, Valence, Séville et Malaga concentrent l'essentiel de la communauté française. Le coût de la vie y est inférieur d'environ 25 % à Paris : un T3 à Valence se loue à partir de 850 €/mois, l'alimentation est 20 % moins chère, et la restauration reste très abordable (menu del día à 12-15 €).
L'Espagne offre le visa nomade digital depuis 2023 (taux d'imposition réduit à 24 % pendant 5 ans pour les revenus jusqu'à 600 000 €) et le golden visa pour les investisseurs. Le système de santé public est de bon niveau, l'éducation publique est gratuite, et il existe 22 lycées français en Espagne. La culture latine, la langue accessible (3 à 4 mois pour un niveau conversationnel) et la qualité de vie méditerranéenne en font une des destinations préférées des retraités et des télétravailleurs français.
4. La Suisse
La Suisse compte plus de 200 000 Français inscrits, ce qui en fait la première communauté française à l'étranger. La concentration se fait à Genève, Lausanne, Zurich, Bâle et Berne. L'attractivité tient avant tout aux salaires : un cadre français gagnant 60 000 €/an à Paris peut prétendre à un poste équivalent à 110 000 à 130 000 CHF en Suisse, soit un facteur ×1,8 à ×2. Même après prise en compte du coût de la vie 50 % plus élevé qu'en France, le pouvoir d'achat reste supérieur de 30 à 50 %.
La fiscalité suisse est attractive : impôts cantonaux variables (de 22 % à Zoug à 40 % à Genève), forfait fiscal possible pour les hauts patrimoines dans certains cantons. Le système de santé est privatisé mais de très haute qualité. La sécurité est exceptionnelle, les transports publics ponctuels au quart d'heure, et la communauté française est dense avec lycées français à Zurich et Bâle, et de nombreuses écoles bilingues. Pour les frontaliers résidant en France et travaillant en Suisse, le statut combine salaires suisses et coût de vie français.
5. Les Émirats arabes unis
Dubaï et Abu Dhabi attirent une communauté française en forte croissance, désormais estimée à plus de 30 000 personnes inscrites. L'argument fiscal est imbattable : 0 % d'impôt sur le revenu, 0 % sur les plus-values, 0 % sur la succession, et seulement 9 % d'impôt sur les sociétés (au-delà de 375 000 AED de bénéfice). Pour un cadre supérieur ou un entrepreneur, l'économie fiscale annuelle peut dépasser 50 000 € par rapport à la France.
Le coût de la vie est élevé mais variable : un appartement T2 dans une bonne zone de Dubaï se loue à partir de 1 800 €/mois, l'alimentation est comparable à Paris, mais la voiture, l'essence et les services restent abordables. Les golden visas (visas longue durée de 5 à 10 ans pour investisseurs, talents, professionnels qualifiés) ont simplifié l'installation. Bémols : chaleur extrême en été (45-50 °C), nécessité de souscrire à des assurances santé privées et à des écoles internationales onéreuses (15 000 à 30 000 €/an par enfant), et environnement culturel à apprivoiser. Le Lycée français de Dubaï et le Lycée français Théodore Monod d'Abu Dhabi offrent une scolarité française complète.
6. La Belgique
La Belgique abrite plus de 300 000 Français, dont une part importante de frontaliers, étudiants et cadres travaillant à Bruxelles dans les institutions européennes ou les sièges sociaux. La proximité immédiate (Lille-Bruxelles en 35 min de Thalys, Paris-Bruxelles en 1h22), la francophonie en Wallonie et à Bruxelles, et le marché de l'emploi ouvert (libre circulation UE) en font une destination de transition naturelle.
Le coût du logement à Bruxelles reste inférieur à Paris (T2 à partir de 950 €/mois en bonne localisation), l'alimentation est comparable, et la qualité de vie est appréciée pour les familles : crèches accessibles, mobilité douce, écoles bilingues. La fiscalité est lourde (jusqu'à 50 %) mais des régimes spéciaux existent pour les cadres expatriés (régime BBSK 2022 qui exonère 30 % du salaire pendant 5 ans).
7. L'Allemagne
L'Allemagne compte environ 120 000 Français inscrits, principalement à Berlin, Munich, Francfort, Hambourg et Düsseldorf. L'attractivité tient au marché de l'emploi : économie robuste, taux de chômage bas, demande forte dans la tech, l'ingénierie, l'automobile, la finance et la santé. Les salaires sont 10 à 20 % supérieurs à la France pour les profils qualifiés, et le coût de la vie hors Munich est 15 à 20 % inférieur.
La fiscalité allemande est progressive (jusqu'à 45 %), comparable à la France, mais la cotisation sociale est plus équilibrée. Le système de santé est de très bon niveau (sécurité sociale ou assurance privée), l'éducation publique est gratuite y compris à l'université, et il existe 17 établissements scolaires français en Allemagne. Apprendre l'allemand reste un investissement (12 à 18 mois pour un niveau professionnel) mais ouvre les meilleures opportunités. Berlin attire particulièrement la communauté créative et tech française.
8. L'Australie
L'Australie compte une communauté française d'environ 35 000 personnes, principalement à Sydney, Melbourne et Brisbane. Le pays offre une qualité de vie exceptionnelle : climat, nature, sécurité, salaires élevés (médiane à 75 000 AUD soit ~47 000 €), système de santé public (Medicare) accessible aux résidents permanents. La fiscalité est progressive (jusqu'à 45 % + 2 % Medicare levy).
L'obtention du visa reste l'obstacle principal : visa working holiday (PVT, jusqu'à 35 ans, durée 12 mois renouvelable), visa qualifié 189/190 (système de points basé sur âge, diplôme, expérience, anglais), visa employeur 482/186, visa investisseur 188. Les délais et coûts (jusqu'à 4 800 AUD pour le visa qualifié) sont importants. L'éloignement géographique (24 heures de vol depuis Paris) et le coût de la vie à Sydney et Melbourne (parmi les villes les plus chères au monde) tempèrent l'enthousiasme.
9. Singapour
Singapour héberge environ 15 000 Français inscrits et reste le hub asiatique de référence pour les Français travaillant dans la finance, la tech, le shipping et le luxe. Les salaires sont parmi les plus élevés au monde (cadre supérieur à partir de 150 000 SGD soit ~100 000 €), la fiscalité est plafonnée à 24 % au-delà de 1 million SGD, et la sécurité est totale (la cité-État affiche un des taux de criminalité les plus bas au monde).
Le coût de la vie est très élevé : un T2 à Singapour central se loue à partir de 3 000 SGD/mois (~2 000 €), les voitures sont taxées à 200 % (COE), et les écoles internationales coûtent 25 000 à 45 000 SGD par enfant et par an. Le Lycée français de Singapour est l'un des plus grands lycées français du monde. La barrière de la langue est faible (anglais officiel), et la communauté française est très bien organisée (UFE, CCEF, FAS).
10. Le Maroc
Le Maroc compte plus de 50 000 Français inscrits, sans compter les binationaux. Casablanca, Marrakech, Rabat, Tanger et Agadir concentrent la communauté. Les attraits sont multiples : francophonie massive, vols directs depuis toutes les grandes villes françaises en 3 heures, coût de la vie inférieur de 40 à 50 % à Paris (T2 à Casablanca à partir de 450 €/mois), climat ensoleillé, gastronomie, art de vivre.
Le statut de résidence s'obtient en 3 à 6 mois (carte de séjour de 1 à 10 ans). La fiscalité marocaine est attractive pour les retraités : abattement de 40 % sur les pensions étrangères transférées au Maroc, et convention fiscale avec la France évitant la double imposition. Pour les travailleurs, l'impôt sur le revenu monte jusqu'à 38 %. Le système de santé privé est de bon niveau dans les grandes villes (cliniques marocaines reconnues, médecins formés en France). Le Maroc compte 38 établissements scolaires français.
11. La Thaïlande
La Thaïlande attire principalement les retraités français (estimés à 15 000 à 20 000) qui bénéficient d'un coût de la vie 50 à 60 % inférieur à la France. Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Koh Samui et Hua Hin sont les principaux foyers. Un retraité peut vivre confortablement avec 1 200 à 1 800 €/mois, incluant logement (T2 à partir de 350 €/mois à Chiang Mai), alimentation, santé privée et loisirs.
Le visa retraite s'obtient à partir de 50 ans avec une justification de revenus mensuels de 65 000 THB (~1 700 €) ou un dépôt de 800 000 THB (~21 000 €). Le visa LTR (Long-Term Resident) ouvert depuis 2022 offre 10 ans de séjour avec avantages fiscaux pour les profils qualifiés. La barrière de la langue (thaï) reste forte mais l'anglais est compris dans les zones touristiques. Le système de santé thaïlandais privé est excellent et 5 à 8 fois moins cher qu'en Europe.
12. Les Pays-Bas
Les Pays-Bas comptent environ 30 000 Français inscrits, principalement à Amsterdam, Rotterdam, La Haye, Utrecht et Eindhoven. Le pays offre un environnement professionnel anglophone (90 % des Néerlandais parlent anglais), une économie dynamique (technologie, finance, agroalimentaire, logistique), et le célèbre 30 % ruling qui exonère 30 % du salaire d'impôt pendant 5 ans pour les cadres expatriés répondant à certains critères de qualification.
Le coût de la vie à Amsterdam est élevé (T2 à partir de 1 600 €/mois, marché locatif tendu) mais reste inférieur à Paris hors logement. La fiscalité néerlandaise est progressive jusqu'à 49,5 %. La qualité de vie est excellente : mobilité à vélo, éducation publique de haut niveau, sécurité, ouverture culturelle. Le Lycée français Vincent Van Gogh à La Haye couvre la maternelle au baccalauréat.
13. Le Luxembourg
Le Luxembourg, micro-État de 670 000 habitants, compte près de 50 000 Français résidents (sans compter les 120 000 frontaliers français qui y travaillent quotidiennement). L'attractivité tient aux salaires parmi les plus élevés d'Europe (médiane à 65 000 €), à la fiscalité avantageuse (impôt sur le revenu plafonné à 42 %, abattements généreux), à la francophonie officielle (français, luxembourgeois, allemand), et à la qualité de vie.
Le secteur financier, les institutions européennes, le conseil et les fonds d'investissement recrutent massivement en français. Le coût du logement reste l'obstacle principal (T2 à partir de 1 800 €/mois au Luxembourg-ville), ce qui pousse beaucoup de Français à s'installer en France frontalière (Thionville, Metz) tout en travaillant au Luxembourg. Le Lycée français Vauban accueille plus de 3 000 élèves.
14. La Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande compte environ 6 000 à 8 000 Français inscrits, principalement à Auckland, Wellington et Christchurch. Le pays figure parmi les 3 pays les plus sûrs au monde (indice GPI), offre une nature spectaculaire, une qualité de vie exceptionnelle, et une société pacifique et ouverte. Les salaires sont confortables (médiane à 70 000 NZD soit ~40 000 €), le système de santé public est de bon niveau, et l'éducation est de qualité.
L'obtention du visa reste complexe : visa working holiday (PVT, jusqu'à 30 ans), Skilled Migrant Category (système de points), visa employeur 6 mois à 5 ans. Le coût de la vie à Auckland est élevé (T2 à partir de 2 200 NZD/mois soit ~1 250 €). L'éloignement de la France (24-28 heures de vol) en fait une destination « projet de vie » plutôt que d'opportunité ponctuelle. La barrière de la langue est limitée pour un Français anglophone.
15. Le Japon
Le Japon abrite environ 10 000 Français inscrits, principalement à Tokyo, Osaka, Kyoto et Nagoya. Le pays offre une sécurité exceptionnelle (un des taux de criminalité les plus bas au monde), une qualité de vie unique, un système de santé d'excellence, des transports publics légendaires, et une culture fascinante. Les salaires japonais sont corrects sans être exceptionnels (5 à 8 millions JPY pour un cadre, soit 30 à 50 000 €).
L'obtention du visa de travail nécessite généralement un diplôme universitaire et un employeur sponsor (visa Specialist in Humanities/International Services, Engineer). Le Highly Skilled Professional visa offre des avantages aux profils qualifiés. La barrière de la langue (japonais) reste l'obstacle majeur : 12 à 24 mois sont nécessaires pour atteindre un niveau professionnel. Le coût de la vie à Tokyo est élevé (T2 à partir de 1 100 €/mois) mais l'alimentation et les transports restent abordables. Le Lycée franco-japonais de Tokyo accueille la communauté française.
Tableau comparatif des 15 destinations
| Pays | Coût de la vie (vs Paris) | Fiscalité (max) | Communauté FR | Facilité d'installation | |---|---|---|---|---| | Canada | -20 % | 53 % | 150 000+ | Élevée (Express Entry) | | Portugal | -30 % | 48 % (IFICI 20 %) | 50 000+ | Très élevée (UE) | | Espagne | -25 % | 47 % | 100 000+ | Très élevée (UE) | | Suisse | +50 % | 22-40 % | 200 000+ | Moyenne (permis) | | Émirats | +20 % | 0 % | 30 000+ | Élevée (golden visa) | | Belgique | -10 % | 50 % | 300 000+ | Très élevée (UE) | | Allemagne | -15 % | 45 % | 120 000+ | Très élevée (UE) | | Australie | +25 % | 47 % | 35 000+ | Faible (visa points) | | Singapour | +60 % | 24 % | 15 000+ | Moyenne (Employment Pass) | | Maroc | -45 % | 38 % | 50 000+ | Élevée (CS rapide) | | Thaïlande | -55 % | 35 % | 18 000+ | Élevée (visa retraite) | | Pays-Bas | +10 % | 49,5 % (30 % ruling) | 30 000+ | Très élevée (UE) | | Luxembourg | +20 % | 42 % | 50 000+ | Très élevée (UE) | | Nouvelle-Zélande | +15 % | 39 % | 7 000+ | Faible (Skilled Migrant) | | Japon | +10 % | 45 % | 10 000+ | Moyenne (sponsor) |
Foire aux questions
Quel est le pays le plus facile pour s'expatrier en tant que Français ?
Les pays de l'Union européenne (Belgique, Portugal, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg) restent les plus simples grâce à la libre circulation : pas de visa, simple enregistrement local, accès immédiat au marché du travail et à la santé. Le Canada reste l'option non-UE la plus accessible grâce à Express Entry et aux accords avec le Québec.
Quel pays offre la meilleure qualité de vie pour un retraité français ?
Le Portugal arrive en tête grâce au climat doux, à la sécurité, au coût de la vie modéré et à la communauté française. L'Espagne, le Maroc et la Thaïlande sont également plébiscités selon le budget et la sensibilité culturelle. Pour un budget plus élevé, la Suisse et la Belgique offrent une retraite confortable proche de la France.
Quel est le pays avec la fiscalité la plus avantageuse ?
Les Émirats arabes unis (0 % d'impôt sur le revenu) restent imbattables. Suivent Singapour (24 % plafond), Monaco (0 % pour les non-Français), la Suisse (forfait fiscal possible), le Portugal sous le régime IFICI (20 %) et certains régimes d'expatriation (30 % ruling néerlandais, BBSK belge).
Combien de Français vivent à l'étranger en 2026 ?
Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères recense 1,75 million de Français inscrits au registre consulaire en 2024. Avec les non-inscrits, la communauté française à l'étranger est estimée à environ 3 millions de personnes, en croissance moyenne de 3,6 % par an.
Quels sont les visas les plus accessibles pour s'expatrier hors UE ?
Pour le Canada, Express Entry et le Programme régulier des travailleurs qualifiés (PRTQ) du Québec sont les principales voies. Pour les Émirats, le golden visa investisseur ou professionnel. Pour les USA, l'E2 investisseur (à partir de 100 000 $) ou le H1B sponsorisé. Pour l'Australie/Nouvelle-Zélande, les visas working holiday (PVT) et qualifiés.
Faut-il garder un compte bancaire français en s'expatriant ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Conserver un compte en France facilite la perception de revenus français (loyers, pensions, dividendes), le règlement d'éventuelles dettes fiscales, et le retour ponctuel. Des établissements comme la Banque Postale, BNP Paribas, Société Générale acceptent les non-résidents avec une adresse à l'étranger.
Quelle est la meilleure destination pour un cadre supérieur en 2026 ?
La Suisse pour les salaires (×1,8-2 vs France) et la qualité de vie. Les Émirats pour la fiscalité (0 %). Singapour pour les opportunités asiatiques. Le Luxembourg pour la francophonie + salaires élevés. Le Canada pour l'équilibre vie pro/perso. Le choix dépend de votre secteur, votre âge, votre situation familiale et votre ambition de carrière.
Comment organiser concrètement son expatriation ?
Un projet d'expatriation se prépare 6 à 12 mois à l'avance : choix du pays, obtention du visa, recherche d'emploi ou validation du télétravail, recherche de logement, scolarisation des enfants, transfert bancaire, transfert de votre résidence fiscale, et déménagement international (mobilier, voiture, animaux). Faites appel à un déménageur international expérimenté comme MTN pour la logistique : le coût varie de 2 500 € (10 m³ vers l'Allemagne) à 12 000 € (40 m³ vers l'Australie ou les USA).
Faire le bon choix : votre projet, vos critères
Le meilleur pays pour s'expatrier n'existe pas en absolu : il existe le pays qui correspond à votre projet. Un jeune cadre célibataire en quête de carrière privilégiera Dubaï, Singapour ou Zurich. Une famille avec enfants en âge scolaire trouvera l'équilibre au Canada, en Belgique ou aux Pays-Bas. Un retraité visera le Portugal, l'Espagne ou le Maroc. Un entrepreneur tech orientera son choix vers les Émirats, l'Estonie ou Singapour.
Quel que soit votre destination, MTN Déménagement vous accompagne dans la phase logistique cruciale : étude personnalisée, devis transparent, conteneur maritime, transport routier ou aérien, formalités douanières. Nous opérons vers plus de 60 destinations depuis la France et avons accompagné plusieurs milliers de familles dans leur projet d'expatriation.
Découvrez l'ensemble de nos destinations internationales pour étudier votre projet en détail. Consultez nos guides dédiés au déménagement France-Canada, au déménagement France-Portugal et au déménagement France-Espagne pour les destinations européennes et nord-américaines les plus populaires en 2026.